7 raisons de prendre le Transsibérien

C’est un voyage qui commence sur la place des Trois-Gares à Moscou : ici, comme sur la scène d’un théâtre, se croisent des voyageurs venus des coins les plus reculés de Russie. C’est ici que l’on a un avant-goût du Grand Pays, qui se présente dans toute sa diversité de visages, de langues et de cultures.

Mais ce n’est qu’une bande-annonce. Le film commencera dans quelques instants, dans le compartiment du train qui vous emporte vers l’extrémité est de l’Eurasie, sur le chemin de fer le plus long du monde.
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Refaire le chemin des explorateurs sibériens

C’est en observant la Russie par la vitre du Transsibérien qu’on comprend peut-être le mieux la quête de l’infini qui anime ses habitants. Nul ne sait ce qui a poussé les Russes, à un moment de leur histoire, à aller explorer les terres vierges de la Sibérie, à affronter ses neiges et ses froids, et à apprivoiser cet espace sauvage. Les Russes ont su s’adapter à la nuit polaire et aux températures descendant jusqu’à moins 40. La Sibérie les a conquis : ils y sont restés pour de bon. Dans ses forêts impénétrables, ils ont construit des routes et des villes, des écoles et des théâtres. Ils ont fondé deux grands centres universitaires : Tomsk et Novossibirsk.
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Rencontrer les populations autochtones

Les paysans russes ont appris à vivre en bons voisins avec la population autochtone, dans le respect de ses rites et traditions. Les nomades de l’Altaï, les bouddhistes de Bouriatie ou les éleveurs de rennes du Grand Nord, c’est en Russie qu’il faut venir pour découvrir leur culture ancestrale d’une grande richesse. La Russie a toujours su éviter l’uniformisation. Telle Byzance jadis, elle semble avoir le secret pour marier les contradictions et faire vivre en paix les représentants des ethnies et religions les plus diverses. La Russie a la dignité d’être une fédération, comme l’a dit un jour l’explorateur français de l’Arctique, Jean Malaurie.
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Apprendre l’histoire de la Russie

C’est pour rattacher définitivement la Sibérie à la Russie historique que le tsar Alexandre III a donné l’ordre de construire une voie de chemin de fer ininterrompue de Moscou à Vladivostok. C’est son fils, Nicolas II, qui inaugurera, le 5 octobre 1916, la Grande Route de Sibérie. Voici déjà plus d’un siècle que le Transsibérien relie la capitale russe à l’océan Pacifique.
La Transsibérien, c’est l’histoire de la Russie étendue sur neuf mille kilomètres, mais c’est aussi l’histoire de l’humanité toute entière qui a toujours voulu tenter l’impossible et aller au-delà des limites établies.


Se déconnecter

Le Transsibérien n’est pas fait pour avaler des distances gigantesques en un temps record. En Russie, quand on est pressé, on prend l’avion. Et lorsqu’on veut faire une pause, on opte pour le Transsibérien. Quand le temps vous manque plus que tout, le Transsibérien vous en offre en grande quantité. Il le suspend pour que vous puissiez pleinement en profiter : bouquiner, boire du thé, contempler les paysages, s’oublier dans ses pensées. C’est presque sans vouloir qu’on se plonge, sous le bruit des roues, dans un état de méditation profonde. À un moment, on oublie sa destination, on se perd dans l’espace et on se retrouve avec soi-même. Le Transsibérien ouvre une parenthèse où l’on n’a plus ni délais ni retard, et où l’on goûte à l’éternité.
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Apprécier le train au charme suranné

Le Transsibérien, c’est un train à l’ancienne fait pour y vivre et non pour s’oublier entre ses points de départ et d’arrivée. Ici, pas de sièges pratiques mais des couchettes rembourrées aux draps amidonnés, des rideaux brodés et de petits bouquets de fleurs sur les tables. Dans le wagon-restaurant, on ne sert pas de plats surgelés mais des légumes de saison qu’on charge dans le train à chaque arrêt. Dans le Transsibérien, on privilégie le contact humain : on discute avec une hôtesse qui, tous les matins, apporte un café bien chaud dans votre compartiment. On parle à ses voisins de table. On entre dans des discussions passionnantes avec ses compagnons de voyage. Rien à faire : dans le Transsibérien, le wi-fi ne marche que lors des arrêts.


Contempler la nature

Voyager en Transsibérien, c’est aussi le meilleur moyen de se faire une idée sur la diversité naturelle de la planète, de voir la nature dans son état brut, non domestiqué. En Russie, le ciel est plus grand, dit-on. Ses fleuves tranquilles prennent leur source dans les monts de l’Asie, traversent les grandes plaines et se jettent dans l’océan Arctique. Ses champs s’étendent à perte de vue, et ses forêts épaisses inspirent toujours écrivains et poètes pour la création de contes et légendes.
Le Transsibérien longe aussi la rive du lac Baïkal, où la nature se présente dans toute sa beauté originelle : ici, on oublie que la Terre existe depuis quelques milliards d’années. On a l’impression d’assister à la création du monde.
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Admirer l’architecture

Le Transsibérien permet aussi de voir comment les Russes ont appris à inscrire leurs villes et villages dans de magnifiques paysages sibériens. Allez à Tobolsk pour admirer son kremlin blanc qui surplombe une colline, en bas de laquelle s’étend la vieille ville, ancienne capitale de la Sibérie. Promenez-vous dans les rues sinueuses de Tomsk pour voir la dentelle en bois qui décore les façades de ses maisons historiques. Passez quelques jours à Irkoutsk pour contempler le cours rapide de l’Angara et effleurer les roses dans le jardin des Décembristes. Et quand vous arriverez au bout du Transsibérien, à Vladivostok, allez sur son quai et prenez l’océan dans vos bras. Et là, vous verrez que là où la Russie devrait prendre fin, elle ne fait que commencer.

Inna Doulkina
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