Le transsibérien : une colonne vertébrale en acier pour la russie

Dans les vastes étendues russes, le train est un moyen de transport irremplaçable. Pendant plusieurs jours, les wagons se changent en maison. Les passagers prennent le thé, et souvent, des conversations intimes éclosent au fil des déjeuners fait maisons qui rythment le voyage.
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Le Transsibérien, qui s’étend sur 9289 kilomètres, 7 fuseaux horaires à travers toute l’Eurasie, est le cœur de la Russie ; et le peuple russe respecte une étiquette ferroviaire bien particulière.
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La construction du Transsibérien a été initié en 1891 afin de relier la gare de Miass, dans les montagnes de l’Oural, au du port de Vladivostok, sur la mer du Japon. Le premier train à parcourir se tronçon d’un bout à l’autre est arrivé en 1903 Le Baïkal était alors traversé en bateau car les rails coupaient au plus court à travers la Chine. La guerre russo-japonaise et la défaite russe démontrèrent la vulnérabilité d’un tel itinéraire. Dès 1905, le tracé d’une ligne sur le territoire de la Russie et contournant le Baïkal a été entrepris. En 1916, les nouveaux rails, couchés sur le pergélisol parmi les montagnes désertes, transportaient leurs premiers voyageurs.
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Depuis lors, le tracé du Transsibérien n’a eu de cesse d’être étoffé. En 1980 les années, les rails de la ligne Baikal — Amur furent même dédoublés. La plupart des ponts sur les grands fleuves sibériens, contemporains de la Tour Eiffel, ont également été reconstruits. Ce n’est qu’à Novossibirsk et Khabarovsk que ces élégants ouvrages ont été conservés comme monuments historiques, au même titre que des centaines de stations pourvues d’églises, de châteaux d’eau et de locomotives à vapeur admirables.
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Le tracé du Transsibérien est également ponctué de monuments commémorant la guerre civile, dont l’issue a été décidé le long des rails. Le train Moscou-Vladivostok est toujours en service et la traversée du pays prend environ une semaine.
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Depuis Moscou et Saint-Pétersbourg jusqu’à l’Oural, il y a plusieurs itinéraires possibles. Le tracé historique, qui s’étire vers le sud de à travers Samara et Tcheliabinsk, est depuis longtemps une voie secondaire. La majorité des trains emprunte aujourd’hui la voie du nord, plus courte, à travers Ekaterinbourg et Tioumen la capitale du pétrole.
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Ces deux lignes convergent au niveau de l’Irtych, le premier des grands fleuves sibériens, plus précisément à la gare d’Omsk, qui servit de capitale aux troupes blanches de la Russie tsariste pendant la guerre civile.

La prochaine ville du tracé est Novossibirsk sur l’Ob, la plus grande gare ferroviaire de Russie. Après avoir franchi cette étape, Tchekhov remarqua : " si observer le paysage par la fenêtre vous importe, vous vous souviendrez avec plaisir du chemin entre l’Oural et l’Ienisseï ". La traversé des plaines de Sibérie occidentale, avec ses vastes champs et ses bouleaux dorés, dure plus d’une journée.

Derrière l’Ienisseï, où se dresse la gare pittoresque de Krasnoïarsk, le paysage commence à changer. A partir d’ici et jusqu’à l’océan Pacifique, le voyage s’effectue sous l’épais couvert de la taïga, à travers les montagnes.
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Il n’y a pas âme qui vive en ces lieux jusqu’à Irkoutsk, la prochaine grande ville à une journée de voyage, qui se dresse sur les bords de l’immense rivière Angara et du lac Baïkal. Un peu plus loin, à la gare de Slyoudianka, le train croise l’ancienne ligne Circum-Baïkal, abandonnée depuis la construction d’un barrage sur la rivière Angara.
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Plus loin, le train parcours les rivages du Baïkal pendant plusieurs heures avant d’arriver en Asie, à Oulan-Oudé, où vivent les bouddhistes Buryats, parents des Mongols.
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Après Tchita, et son immense temple à la sortie de la gare, le train s’élance sur la partie la plus impressionnante du tracé : pendant deux jours vous ne verrez pas une seule ville ; peut être seulement apercevrez-vous une sorte de village, perdu dans la taïga. A la gare de Birobidzhan, il ne faut pas s’étonner des inscriptions en yiddish. Staline essaya de créer en ces lieux perdus une république autonome juive.
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Bien que l’on s’habitue assez vite aux grands fleuves qui parcours le tracé, contempler le fleuve Amour, derrière lesquels se dresse Khabarovsk, vous laissera un souvenir mémorable. Après une ultime demi-journée à parcourir la plaine fertile de l’Oussouri, la mer s’offre enfin aux regards : le train arrive à Vladivostok. Le plus étonnant, c’est de découvrir qu’après un si long voyage, le pays d’arrivé est identique au point de départ.
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